Sarajevo. Depuis décembre 2010, les habitants de Bosnie-Herzégovine titulaires d’un passeport biométrique peuvent voyager librement dans l’espace Schengen. Principale conséquence de cette mesure initiée par l’UE : les hommes, et aussi les armes peuvent circuler plus librement.
Au sud du Monténégro, dans une maison abandonnée, des jeunes hommes proposent leurs Kalachnikovs pour 700-800 euros.
Dans la région, une Kalash peut facilement s’acheter autour de 300 euros. Elle en vaut plus de 1.500 dans les banlieues françaises.
Certains exilés profitent de leurs séjours au pays pour récupérer des armes qu’ils revendront à leurs retours.
Certains garages ayant pignon sur rue peuvent, pour une connaissance, aménager des voitures pour y cacher des armes.
A Mitrovica, au Kosovo, ce pont gardé par les forces internationales sépare les parties serbe et albanaise de la ville. Mitrovica reste pourtant une plate-forme importante du recel et du crime organisé. Trafique d’armes, de drogue et de femmes sont toujours d’actualité.
Les trafiquants d’armes utilisent les petites routes de montagnes sans contrôle pour passer les frontières.
En Albanie, un ancien militaire de l’UCK déterre un important stock d’armes, planqué dans la forêt.
Mortiers, grenades, Kalash, batteries de missiles sol-air: ces armes lourdes peuvent être utilisée dans le terrorisme ou le grand banditisme.
Au Sud du Kosovo, bergers et paysans disposent aussi d’armes de guerre qu’ils vendent à l’occasion pour compléter leurs revenus.
L’aigle à deux têtes sur fond rouge est le drapeau de l’Albanie. Symbole de la nation albanaise, rappel de l’indépendance du pays, il est également exhibé par les Albanais du Kosovo.
Les trafiquants d’armes mettent de côté leurs dissensions ethniques et religieuses pour faire du trafic.
En Macédoine, des hommes font du business en périphérie d’une ville. L’essentiel du trafic entre les Balkans et l’Europe est informel et éclaté : les armes circulent en petites quantité, cachées dans des voitures.
Les armes arrivent en France, dissimulées sous le pare-choc, la boîte de vitesse, ou plus simplement dans les valises.
Malgré les missions de saisies de l’Otan, il reste beaucoup de stocks d’armes de guerre dans les Balkans, surtout dans les petits villages et les montagnes.
En banlieue nord de Paris, un jeune homme dégaine un pistolet TT. Il l’a acheté avec les autres membres de sa bande à un « yougo ». Il leur sert à « protéger » leur trafic de drogue et leur territoire.